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À La Borde, le square de la Libération

 

La mémoire du 14 juillet 1944

Devant l’école Ferdinand Buisson, le square de la Libération rappelle la mémoire de la manifestation patriotique du 14 juillet 1944 qui s’est passée à proximité, à l’endroit où est aujourd’hui le club de jeu de boules, alors que des soldats de la Wehrmacht sont encore cantonnés aux Sophoras et à Théophile Roussel.
Bravant le danger, dans la nuit, des jeunes gens dressent un mât et hissent le drapeau. La levée des couleurs a dû se faire très tôt le matin, ainsi que la pose d’un panneau sur lequel est écrit : « ce drapeau est l’emblème de la Patrie et le symbole de la Liberté ; découvre-toi et fleuris-le ». Durant toute la journée, des groupes se rassemblent et déposent des fleurs aux trois couleurs.

 

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Le rassemblement du 14 juillet en ce lieu a réuni depuis plus de 70 ans de très nombreux habitants de la Borde, acteurs, témoins… la plupart d’entre eux aujourd’hui disparus.

La mémoire des résistants et déportés

En 2003, l’association des Anciens combattants a érigé dans le square une stèle portant les noms des Montessonnais résistants et déportés victimes de la guerre 1939-1945. Leur mémoire est saluée tous les ans le 14 juillet et début septembre lors des commémorations de la Libération.
Roland Gauthier, 47 ans, résistant dès 1940, arrêté à Montesson en avril 1943, déporté à Buchenwald puis à Mauthausen où il est déclaré décédé le 25 février 1945.
Jean Claude Bézanier, 21 ans, arrêté à la frontière espagnole alors qu'il tentait de rejoindre De Gaulle,  déporté à Buchenwald puis à Dora, mort du typhus à Bergen Belsen le 23 mai 1945.
Marcel Pellicioli, 21 ans, également arrêté à la frontière et déporté à Buchenwald puis à Dora n’est jamais revenu. Son nom ne figure pas sur la plaque.  
Henri Richaume, 15ans, torturé et exécuté par un commando de soldats nazis le 25 Août 1944 avec 26 autres FFI de Chatou.
Jean Mercier, 21 ans, travailleur du STO en Autriche, participe à un réseau d’'évasion des prisonniers de guerre. Arrêté et jugé, il est décapité le 5 janvier 1945.
Pierre Dubouies, 32ans, STO, est emprisonné pour le même motif, il meurt le 1er avril 1945.
René Par, 24 ans, déserte le STO et rejoint le maquis de Leudaniel, tué le 18 août 1944.
Albert Ropers, 20 ans, réfractaire au STO, rejoint un maquis en Auvergne, disparu, déclaré décédé le 11 novembre 1943.
Les noms qui suivent sont ceux d'adultes et d'enfants juifs, arrêtés et déportés en application de la législation antisémite des nazis et de Vichy : Alphonse Hertel, 61ans et sa femme Germaine Hertel née Jacob, 56ans; Simon Frank, 43 ans; Simon Sicsic, 19 ans et ses frères et sœur: Daniel, 15 ans,  Michel, 13 ans, Arlette, 7 ans, Roger, 4 ans. Trois autres enfants échapperont à l’arrestation.
Ils sont arrêtés les 17 et 18 mars 1944 aux Maisons Saines au Mont Royal, partis de Drancy dans le convoi 70 le 27 mars, gazés à leur arrivée le 1er Avril 1944 à Auschwitz.
Voir aussi : Montesson en direct n° 65 et Montesson magazine n° 2

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En hommage à Olivier Roy (1926-2016)


Montessonnais d’adoption, Olivier Roy a été le Président des Anciens Combattants pendant dix ans puis vice-président jusqu’à son décès. Un homme droit, intègre, sincère, d’une grande simplicité, pour qui le courage était une évidence : le récit de sa guerre en témoigne.

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Né à la Haye Descartes en Touraine, il est placé dans une ferme à 10 ans, avec sa petite sœur, « mon travail nous permet à tous les deux de manger ». Pourvu de son certificat d’études en 1940 il travaille encore dans les champs pendant l’été 40 puis est apprenti menuisier. Il est témoin de l’exode et des combats au passage de la Creuse. « Ensuite nous sommes tout près de la ligne de démarcation. Très vite il y eut des passeurs qui faisaient payer. Les gens descendaient du train à la dernière gare avant la ligne puis prenaient l’autocar jusqu’à Descartes, où ils attendaient dans un bistro. Ma sœur et moi, on les emmenait gratuitement à la tombée de la nuit, on longeait le ruisseau. Au-delà de la rivière c’était la zone libre. J’ai fait passer plusieurs fois des prisonniers de guerre, ma mère nous disait : « si votre frère était dans cette situation, il aimerait trouver quelqu’un qui l’aide ». Je me souviens aussi que nous allions porter à manger à deux radios cachés dans le bois ».
Un de ses frères était prisonnier, un autre réfractaire au STO se cachait dans une ferme. Son salaire était important pour nourrir la famille… «  Je suis pourtant parti un dimanche sur le cadre du vélo d’un copain, rejoindre le maquis ». Il a 17 ans, il participe aux combats de la Libération en août 1944, puis s’engage dans l’armée et revient à la vie civile en décembre 1946, à tout juste 20 ans.
Témoignage recueilli en 2002.

 

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