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La corvée des chemins  

Nous avons rencontré M. Français, président du syndicat des maraîchers, le jour où il venait en mairie pour la « corvée des chemins ». Il a bien voulu nous renseigner sur le lieu et la date de la corvée. Le 14 septembre 2009, nous nous sommes rendus à l’entrée du Chemin Fourchu à la rencontre de M. Berthy, conducteur de la niveleuse qui assure depuis 15 ans l’entretien de nos chemins ruraux. A la demande du syndicat des maraîchers, l’entreprise intervient 2 fois par an, 3 jours au printemps et 2 jours en septembre. La niveleuse permet de reprofiler les chemins et de boucher les ornières. Ce travail ne nécessite aucun apport de matériau, la terre et les cailloux raclés par la niveleuse sont à nouveau répartis sur toute la surface du chemin.

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Vers 1930 : le départ vers les Halles de Paris.

Ces charrettes lourdement chargées creusaient de profondes ornières dans les chemins.

M. Henry, ancien maraîcher, nous a accordé un entretien et nous a fait part de ses souvenirs sur la corvée des chemins, il y a 50 ans : « J’ai participé pour la première fois à la corvée en 1951, j’avais 15 ans… A cette époque, il existait une commission municipale des chemins qui, avec le syndicat des maraîchers, organisait la corvée sur 2 semaines, au mois de mars  et encore on n’arrivait pas à faire tous les chemins. Tous les maraîchers étaient corvéables, il fallait être nombreux. En principe chaque exploitant devait un jour de corvée ou plus selon la taille de l’exploitation et le nombre de chevaux, car, jusqu’en 1960, on utilisait des tombereaux tirés par des chevaux pour transporter le mâchefer qu’on utilisait pour combler les ornières. Les petits exploitants sans chevaux, et les commis, avec des pelles et des crocs concassaient le mâchefer et l’étalaient sur les chemins. Ceux qui ne participaient pas devaient payer une amende, en principe, mais en fait… ».
Le mâchefer provenait de l’usine d’incinération  créée en 1939 ; un premier essai est fait en 1940 sur le Chemin aux Vaches. Le conseil municipal constate que « le mâchefer est un matériau bien supérieur aux cailloux des murgers » (tas de cailloux faits par les paysans qui épierrent leurs champs avant les labours).
Puis les tracteurs ont remplacé les chevaux mais la corvée demeurait. A partir de 1965, la niveleuse remplace la main d’œuvre, le travail est fait en 2 ou 3 jours. Le coût de la niveleuse est d’abord payé par le syndicat, puis pris en charge pour moitié par la mairie, puis complètement payé par la mairie. Le syndicat garde la charge d’organiser et de surveiller.
Aujourd’hui, le mâchefer est prohibé à cause de sa nocivité.
De tous temps, les habitants ont été astreints à l’entretien des chemins, nous en retrouvons trace dans de nombreux documents. Par exemple, en 1788, Jacques Chicanneau, syndic de la paroisse, déclare devant l’assemblée des habitants convoqués devant l’église, à l’issue de la grand messe : « l’état de dégradation des rues et des chemins  en empêche la fréquentation.
Le Chemin aux Vaches, totalement impraticable sera rétabli par corvée le plus tôt que faire se pourra au dépens de la dite communauté, en faisant d’abord retirer les boues et ensuite en apportant des cailloux de la meilleure qualité qui seront pris dans les endroits les plus commodes et qui seront apportés par les habitants. »
En 1840, le développement des carrières à pierres entraine une plus grande dégradation des chemins, et de nouvelles décisions municipales. Le maire, J. Rosset, prend un arrêté concernant les voitures moellonnières : « il est défendu à tous les charretiers conduisant  des voitures de pierres attelées parfois de six, huit, dix chevaux, de traverser le pays … sous peine d’amende ».
En 1848, les charretiers doivent 3 jours de prestation en nature pour les chemins ; ils prendront les pierres des murgers pour empierrer les chemins.

Septembre 2009 : la niveleuse au travail.

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La corvée des chemins existe toujours à Montesson, elle est prise en charge par la commune ainsi les Montessonnais ne sont plus « corvéables ».
A suivre…

Mémoire et Histoire de Montesson présentera une exposition sur les Lieux-dits, les Chemins et les Rues de la commune, en janvier-février 2010

 

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