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Des puits aux fontaines : l’eau potable au village

Dès le début du 19ème siècle, les pouvoirs publics font de l’eau, élément essentiel de l’hygiène et de la santé, une préoccupation majeure.

A Montesson, en ce temps là,  l’eau est fournie  par des puits, présents dans la plupart des maisons. Les eaux usées s’écoulent dans le ruisseau central des rues vers la mare communale de la rue du Marais (rue Richaume). Il faudra plus de 40 ans, de 1832 à 1872, pour combler cette mare « dont les eaux boueuses et malsaines pouvaient occasionner des exhalaisons nuisibles à la santé des habitants », est-il écrit dans le registre du conseil municipal en 1832, année où l’épidémie de choléra tue « plus d’1/10 de la population de la rue (du Marais) ». Mais on continue de consommer l’eau des puits, peu profonds, facilement contaminés par infiltration, jusqu’à la fin du siècle.

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Un puits, dans la cour d’une maison rue du général Leclerc

Le conseil délibère les 29 novembre et 6 décembre 1891 :
« La commune est complètement déshéritée d’eau de source ; elle n’a pour ses besoins que l’eau des puits plus ou moins mauvaise ; dans tous les quartiers bas les eaux souterraines sont complètement contaminées et impropres aux besoins domestiques et ménagers ».

La société Sauvalle du Vésinet propose de poser gratuitement les canalisations pour la distribution d’eau « salubre ». A cette date cette société, ancêtre de la Lyonnaise des Eaux, dessert déjà Le Vésinet, Croissy et Chatou… il était grand temps que Montesson s’équipe!
Le Conseil donne son accord, demande 20 prises d’eau sur le tracé des canalisations, et choisit une fontaine publique « comme celles existant à Chatou. La borne fontaine sera munie d’un robinet automatique qui sera ouvert 2 h le matin et 2 h l’après midi par un agent municipal ; les heures seront fixées par arrêté municipal ainsi que les interdits : laver son linge, des légumes, des objets quelconques, emplir des tonneaux ; cette eau est destinée exclusivement à l’alimentation publique ».
En mai 1892, le conseil achète la fontaine, d’un coût de 48 F, et vote pour décider de son emplacement : place de la Mairie, 10 voix; place de l’Église, 5 voix. On vote aussi  une indemnité de 25 F / semestre pour la personne chargée d’ouvrir et fermer la fontaine, sans doute le garde champêtre, la fontaine étant adossée contre le mur de son logement, l’actuel poste de police.

En 1898, le bureau des postes et télégraphes est aménagé dans ce local. Le conseil décide alors de supprimer la première fontaine, qui « donne trop d’humidité et nuirait au bon fonctionnement du service de la poste », et d’en installer une nouvelle sur la place, « au droit de la 2ème  rangée d’arbres ». Ce sera « une  borne fontaine avec champignon dessus et par pression », système « mieux protégé contre l’action de la gelée et contre la déperdition d’eau ».
Il n’est plus question d’en limiter l’usage, néanmoins, on s’inquiète : « cette fontaine aura besoin d’être surveillée à tout instant afin d’éviter que les enfants se rendant aux écoles ne puissent y occasionner des dégradations ou ne laissent couler l’eau inutilement ».

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Rue du général Leclerc, années 30. A gauche, la borne fontaine

Sur les cartes postales des années 30, la borne fontaine figure encore : qui se souvient de la date de suppression de cette fontaine ? Et de celle de la place de l’église, finalement posée après 14-18 ?

 

 

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