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Les années de guerre (1ère partie)

L’été 40

Pour le 60ème anniversaire de la fin de la guerre 39-45, l’association « Mémoire et histoire de Montesson » propose des témoignages de Montessonnais, recueillis pour l’exposition qui s’était tenue en mairie en 2002.

L’invasion : « Le 10 mai, les Allemands avaient percé le front à Sedan, d’un moment à l’autre ils allaient arriver sur nous. Notre infanterie ne pouvait résister car nous n’avions que des fusils alors que chez eux tout était motorisé : ils avaient des chars, de l’aviation et nous n’avions rien que des pauvres chevaux à moitié crevés pour tirer nos canons ». JP Prigent

À Montesson, dès le mois de mai arrivent des réfugiés belges, puis les charrettes des paysans du nord. Le 3 juin vers 123 h, alerte et bombardement sur l’usine Pathé de Chatou : « Le bombardement a duré une heure ; après j’ai pris mon vélo. À Carrières, il y avait des trous partout. Chez Pathé, il y avait un début d’incendie Dans la rue A Lanson, des éclats de bombes incendiaires. Yvette Le Doré, ouvrière chez Pathé, a été tuée ». M. Guyard

La débâcle : Le 10 juin, M. Grégoire, le maréchal-ferrant, ferre les chevaux de soldats du train égarés à Montesson.

Les Allemands les talonnent : « Un soir de juin 1940, on a vu arriver quatre soldats exténués, chaussures à la main, leurs pieds blessés et enflés. Ils avaient été accrochés par des Allemands à Bezons et avaient réussi à s’enfuir. Mon père les a logés dans une grange, et leur a apporté de l’eau et à manger. Il pleurait, il disait : vingt ans après, revoir ça… ». M. Josquin

L’exode : « J’ai passé mon certificat en juin. Il y a eu alerte, on est descendu à la cave, on chanté la Marseillaise et on tous été reçus ! Le lendemain on partait en Bretagne, en auto avec les matelas dessus ». M. Bolognini

« Nous sommes partis à pied, avec les vélos, la famille et des voisins de la rue Johnson ; maman était dans dernier mois de grossesse, le bébé est né dans une ferme, quelque part sur la route. Après la ferme a été bombardée ». Mme Desaigle

« Nous sommes partis en convoi, deux autocars et une auto ; vers Pithiviers les Italiens nous ont mitraillé. Par chance, un soldat monté sur un marchepied nous a ouvert une voie dans l’encombrement des charrettes et des piétons, j’ai reconnu des gens de Montesson ». M. Biget

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« On est parti sur la charrette à cheval ; on a été mitraillé, on voyait des bombes tomber autour de nous ; on croisait des voitures en panne, à bout d’essence ». R Gatti

 

« J’avais 15 ans. On disait que les Allemands allaient arrêter les jeunes gens. Ma mère m’a dit de fuir, seul. J’ai rejoint la colonne de réfugiés, et j’ai marché… ». R Goupillon

 

« Ce jour là, un brouillard noir couvrait le ciel. À la gare d’Austerlitz, ça bombardait sur Paris. Maman m’avait attachée à son poignet parce qu’elle avait peur de me perdre. C’était de la foule, la panique partout. On a pris le dernier train ». CL Serra

 

Mme Milleret travaillait à la mairie : « Le 13 juin, il n’y avait presque plus personne à Montesson ; Gaston Voillereau, le maire m’a dit : Mes enfants les Allemands arrivent, il faut partir. Il a laissé la mairie vide, les portes ouvertes. Nous sommes partis les derniers, dans l’ambulance municipale, jusqu’à Dourdan où nous avons été bombardés. Plus d’essence, on a mis deux jours pour rentrer ».

Le 14 juin, sur la route de l’exode, Gilbert Rivot, 12 ans, et sa mère sont tués par une bombe. Six soldats sont morts ou disparus dans les combats et la débâcle. La plupart des autres sont prisonniers : « Mon mari est parti le 2 septembre 39. Il est venu en permission le 10 mai 40. C’est la dernière fois que ses enfants âgés de 4 et 3 ans l’ont vu. Il est capturé le 16 mai dans les Ardennes, il est mort en 1945 ». Lydie Bonnet

Dés le 15 juin, des soldats Allemands occupent les écoles Ste Anne, Ferdinand Buisson et Théophile Roussel. Les populations rentrent peu à peu, en faisant un détour par St Denis, les ponts en aval de Paris ayant tous sauté. Les Montessonnais vont apprendre à vivre sous l’occupation.

 

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