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LE QUARTIER DE LA BORDE, HIER

Entretien avec Monsieur André Bonnet né le 24 août 1930 à La Borde. Il est l'un des rares habitants actuels du quartier y étant né. Il demeure encore dans sa maison natale, au 26 rue Henri Barbusse.

Il débuta sa scolarité en maternelle à l'école en bois, puis dans les locaux anciennement occupés par l'appariteur, à l'angle de l'avenue Gabriel Péri et de la rue Molière, dans la classe de Mme Danel, «qui n’était  pas commode ... il fallait tenir son rang. Dans cette classe, ce n'était déjà plus comme en petite section de maternelle où nous ne faisions essentiellement que jouer, ici nous commencions à tracer des lettres, nous faisions des petits travaux manuels, du piquage... ».

Il fréquenta ensuite l'école primaire Ferdinand Buisson, inaugurée en 1932, qui accueillait trois classes de filles dirigées par Mme Perrault  et trois classes de garçons, dirigées par son mari. À neuf ans, il perd son père, âgé de 32 ans. Des problèmes de santé et un séjour de deux ans en préventorium perturbent sa scolarité. En 1944, il échoue à son certificat d'études.

 

 

 

Un jour de distribution des prix, devant l’école Ferdinand Buisson.

André Bonnet, son frère et deux autres enfants

Il se souvient du bombardement de Sartrouville, en mai 1944, et du spectacle de désolation à la gare où il se rendit pour aider les sauveteurs : « il y avait des sacs à main partout, des vélos partout, partout... les gens s'étaient réfugiés là, sous le tunnel. La plupart furent tués par le souffle des bombes tombées à proximité ».
Abandonnant l'école, il travaille aux chantiers navals "Jouet" à Sartrouville, puis chez "Arts & Bois" à Houilles, où en seulement deux années de formation, à 17 ans, il obtient son CAP de menuisier. Il se rendait à son travail à pied, ce n'est qu'à 18 ans qu'il aura son premier vélo.

Le quartier offrait de multiples loisirs aux enfants :
-les jeux dans la « carrière à Vallot » - à l’emplacement de Carrefour - avec les wagonnets du chantier, les enfants "espionnés" à la jumelle par M. Perrault, qui ne manquait pas de les réprimander tant ils étaient crottés à leur retour.
- le loueur de barques, sur le quai, en bas de l'avenue Henri Barbusse, pour aller en ballade, le dimanche, dans l'île de La Borde.
- la Seine où, comme beaucoup d'enfants du quartier il apprit à nager, sous la surveillance des plus grands.
- le 14 juillet!, avec les courses en sac, le mât de cocagne, la retraite aux flambeaux, la course à la valise autour du Mont-Royal, le bal au coin de l'avenue Gounod, la clique de "La Fraternelle"­-société de gymnastique et de musique, -où il était tambour et qui répétait dans la chapelle en bois du Mont-Royal, détruite par l'incendie en 1968.

Jusqu’aux années 60, de nombreux commerces animaient le quartier; pour beaucoup des cafés épiceries ; il y en avait une bonne dizaine.
En haut de l'avenue Léon Johnson, où se trouve actuellement le marchand de vin, se tenait le "Rendez-vous des Chasseurs", tenu par Louis Masson, le père de Lulu Masson, ancien facteur et conseiller municipal de 1965 à 1977. C'était un café mais il faisait également bal et cinéma dans une grande salle sur le côté.
Place Pierre et Marie Curie existaient un boucher, un quincaillier, un café, et le marché s’y tenait régulièrement ; il a disparu au début des années 70.
A proximité, à l’angle de l’avenue Léon Johnson, il y avait une guinguette, « Le Castel Fleury ». Des bals s’y déroulaient en fin de semaine. Elle a disparu à la fin des années 60.

En allant vers la place La Fontaine on trouvait encore le charbonnier Mazevet, l’épicerie Bénard, et, avenue Alfred de Musset, l’épicerie mercerie de Mme Dazin.
Au Mont Royal, c’était l’épicerie-buvette du coin de l’avenue Gounod et du chemin de la Remise au Loup.

Bien entendu la route de Sartrouville, l’actuelle avenue Gabriel Péri, véritable ligne de démarcation entre le Mont Royal et le côté Seine de la Borde était la plus commerçante du quartier : plusieurs épiceries et café-épiceries, un coiffeur, une teinturerie, une boulangerie...
« Seule demeure la boulangerie... »
  

 

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